c\'est re-moi

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Quand ton absence
me pèse tout comme ce silence
qui m’entoure, tandis que mon esprit
divague, s’envole, la musique que j’écoute
m’apporte une douce sérénité que j’avais oubliée
qui m’apaise, me berce me faisant presque oublier
que tu n’es pas là, près de moi. Je suis seule,
une habitude prise depuis longtemps qui me pousse
à me protéger contre tout et tous. Suis-je si dure à
cerner à tel point que personne n’arrive à me comprendre.
Mes fuites, mes retours, mes départs, mes volte-face.
Les choses que je veux violentes, comme j’ai aimé me faire
souffrir, les marques sur mes poignets me rappellent
sans cesse mes pleurs, mes sanglots restés sans réponses
parce que je les cachais, j’avais honte de moi, honte de ce corps
souillé, sali. j'essaie de me faire aimer, accepter, souvent de façon maladroite ne sachant jamais comment le faire,comment m'y prendre, attendant parfois encore dans le noir comme quand j'étais enfant, qu'on vienne me prendre par la main comme quand j'étais perdue me demandant encore pourquoi ???POURQUOI???
Cette souffrance que j'ai essayé d'évacuer par mon corps n'a jamais disparu, elle est toujours présente, lancinante. je la surmonte, pleure avec, rit avec, vit avec, sans qu'elle ne me quitte, elle s'éteindra quand je m'éteindrai. je lance des mots à la suite ne sachant pas si c'est compréhensif ni si cela a un sens, j'avais dit que je ne reviendrais plus, que je partais et me voilà à nouveau. Encore à une heure où la solitude marque son territoire, me réveille et que la mélancolie vient me faire un petit coucou. Les souvenirs se font plus présents certaines nuits, évènements de la journée qui rappellent, un détail qui....
IL est plus de 3h00 du matin, ta nuit, ma nuit se termine dans 4h00, bisous.






Dernière modification le 06-10-2012 à 0120
metissage

Lulla, comme d habitude ton texte est tres poignant.


Bonne journée les filles .

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Toute ma vie est racontée dans ma chambre
Emprisonnée comme un insecte dans de l'ambre
Mon histoire est gravée dans tous les coins
Tout m'appartient, les droits sont miens

C'est mon jardin secret, là je fabrique mon vin
Tous en ont un, bien caché ou non
Certains y passent plus de temps
Du secret, ils deviennent artisans

Sur les murs, j'aperçois encore les cicatrices
Toutes les blessures qui mutilent mon âme, la flétrissent
Des arbres se tenant hauts et droits, fières d'être vivants
Ou bien déracinés, abandonnés à leurs dépens

Tout ce que j'ai bâti, tout ce que j'ai réussi
Mes échecs, ma détresse, mes erreurs et mes peurs
Ancré dans le bois, tout transparaît
À mes yeux, tout est éternel

L'air a absorbé ma présence, mes sanglots
Les journées où tout était froid et terne
Où je vivais de colère et de rancœur
Celle où dans l'océan je me noyais

Ou bien les journées de lumière et de bonheur
Celle où je flottais dans un flot transcendant
Qui me portait où je voulais, dans une nuée de couleur

Dans mes draps chauds et apaisants
Je peux palper mes nuits de langueur
Ou bien celles où dans la noirceur, j'ai découvert
Comment trouver mes repères, éviter les vipères

Les ombres ne sont que des leurres, des illusions
Pour dissimuler les anges de mon imagination
Le jour levé, ils dansent sans répit
La nuit venue, ils s'immiscent dans mon esprit

Le sol a absorbé mes pieds grandissant
Toutes les époques de mon enfance
Mes coups de pieds et mes pas de danse
Il garde en mémoire mes marches funèbres vers le silence

Au plafond, je vois les marques de mes décollages
Là où j'ai quitté la solitude, pour dans les cieux, naviguer
Les traces douces et nostalgiques de mes atterrissages
Des étoiles plein les bras, décrochées pour ici, m'illuminer

La porte est toujours close, personne ne s'y ose
Un livre infini recouvert d'un rideau d'oubli
On ne peut lire entre les lignes
Ni découvrir l'univers qui se cache derrière le vide

Ce décor de vérité, au trépas, on peut l'ouvrir
Lorsque l'on n'a rien d'autre à offrir
C'est un cadeau en or
De tout ce qu'on a été jusqu'à la mort.
fallais que sa tombe sur moi, fallais que sa blesse mon corps, fallais que sa laisse des cicatrices au bords du coeur, de l'ame ..

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